Et ton p’tit cabot blanc


A toi qui dans les bruits

De ta vieille voiture

Tente d’apaiser les nuits

Pour un demain plus sûr

À toi qui chaque jour

Par ton travail en chaîne

Supportes les vautours

D’une vie inhumaine

Il n’te manque qu’ un toit

Et le temps d’une pause

Il te manque qu’un regard

Qui f’rait bouger les choses

Sur le froid banc de bois

À côté des platanes

Je t’ai croisé mille fois

Avec ta vieille guitare

Et ton p’tit cabot blanc

Et ton p’tit cabot blanc

Toi dernière tes valises

Alors que tu survis

N’a croisé que les crise

s Le confort étant prit .

À toi qui n’connait guère

que les regards fuyant

Dans tes haillons d’misère

Et tes souliers percés

À toi qui n’a connu

Que les clochers sonnant

Les douze coups de midi

Toi qui reste incompris

Sur le froid banc de bois

À côté des platanes

Je t’ai croisé mille fois

Avec ta vieille guitare

Et ton p’tit cabot blanc

Et ton p’tit cabot blanc

À ces gens qui te croisent

Sans bien même un sourire

Puis sans même te dire

Que le train est passé

Notre fragilité

C’est se fermer au monde

Les ailes déployées

Quand nos silences inondent 

L ‘espoir de te sauver 

Sur le froid banc de bois

À côté des platanes

Je t’ai croisé mille fois

Avec ta vieille guitare

Et ton p’tit cabot blanc

Et ton p’tit cabot blanc

Il nous reste du temps

Pour crier et agir

Mais tu n’as plus vingt ans

Pour cesser de souffrir

À toi qui me sourit

Et qui pleure quelques fois

À toi que les gens fuient

Lorsque ton chien aboie

Sur le froid banc de bois

À côté des platanes

Je t’ai croisé mille fois

Avec ta vieille guitare

Et ton p’tit cabot blanc

Et ton p’tit cabot blanc


Vous ne pouvez pas copier le contenu de cette page.