A mes deux anges …

septembre 28th, 2008 -- Posted in Poésie | 2 Comments »

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Hier la nuit d’automne qui nous chantait l’amour

A versé sa beauté sur l’écorce des pages

Dont je savais la plume égarée pour toujours

Dans le sublime destin et ses tendres présages.



Car le temps a toujours respiré le mot «j’aime»

Au dessus du silence, comme au-delà des mots ..

J’ai souvent vu votre ombre au travers mes Poèmes

Et vos vers sans cesse tatoués sur ma peau.


Quand la pointe du jour, à nos pinceaux se mêlent

Et vient nous soulager du trop plein de nos peines

Elle sèche les sanglots qui ternissent le ciel

Et offre à la vie nos prouesses certaines.


A tes ailes mon ange qui naquit sur notre île

On berce ton étoile aux confins de la nuit

Cherchant cette lueur qui toujours scintille

Comme au coin de tes yeux, quand tu pleures et puis ris.


A ton cœur Gabriel et à ta tendre enfance

A ton âme mon ange qui fait chanter l’amour

Comme le vent d’été apaise nos souffrances

Dans le flot de la vie où nos âmes accourent …

Qu’importe d’où naquit la belle vie qui passe.

août 3rd, 2008 -- Posted in Poésie | 1 Comment »

Qu’importe d’où naquit la belle vie qui passe.

Sur la route déserte du premier vent d’été

Reposent les cercles fous des maîtres de terreurs

Tout pleins d’épines sourdes aux êtres oubliés

Asséchant le bois mort sous un masque trompeur.

Qu’importe d’où naquit la belle vie qui passe

Qui s’élève vers nous en un Å“il navrant

Quand la méfiance toujours nous juge et puis nous classe

Et presse sur nos cœurs un soleil mourant.

Qu’importe si le monde leur offre sa violence

Faisant grêler la nuit aux portes de leurs geôles

Et leurs fidèles plaies en leurs travers immenses

La honte qui les flatte pleurera sur nos épaules.

Leurs âmes suspendues autour d’un long silence

Frémissent à travers l’ombre d’une mémoire brève

Imposant hiérarchie aux seuls cœurs qui pensent

Que pour grandir ici il faut rester l’élève.

Quand le peuple retourne au coin des différences

Comme autant de flambeaux que l’on tient tour à tour

Repeignant la paix bleue de la divine chance

C’est une main tendue aux frères qui nous entourent.

Si pour avoir usé d’une mauvaise méfiance

Où roule sans mesure la fièvre d’un temps froid

Le monde s’appauvrit d’une richesse immense

Et gonfle sa bêtise autour des mauvais choix.

Sahel.