août 1st, 2008 -- Posted in Poésie |
Les ombres brulées du vent ont dessalé mes larmes
Les ombres brulés du vent ont dessalé mes larmes
Que le brouillard a peint au creux de son errance
Et le visage affreux de nos tristes vacarmes
Attentifs eux- aussi à  l’humaine souffrance .
Adieu les voix perdues forgées au gris des pierres
Attendrir les âmes et le rire des enfants
Avec au coin des yeux des bouillantes colères
Qui entrouvraient mes rêves aux portes du couchant.
Adieu muse éternelle; aux feux de mon silence
J’ai dressé sous le ciel une mauvaise vie
Et la nuit s’est cachée aux bagages souffrances
Qui esclave me rend , dans le néant des cris.
Les vers emplis d’effrois dans le ton gris des cieux.
Qui rend si débordantes les fautes qu’on m’assène
Ont fait surgir les maux de plus d’un cÅ“ur ou deux
Sous le poids immobile de la foule qui traîne.
Les vents font onduler les masques endormis
Pleins de ces longs tourments qui ne consolent plus
Comme au déclin d’un jour aveugle et assourdit
Où brillent les lueurs des cascades perdues.
Mes rêves lents et sourds ont percé l’horizon
Et les jaunes rayons des dimanches d’été
L’écho des temps passés a donné sa raison
Comme on livre violence dans mon cœur épuisé.
Mais le temps donne cours aux douleurs oppressantes
Comme un appel strident où le silence luit
Il n’y a point de vie plus lourde que l’attente
Qui ne craint plus le sort des beaux jours qui s’enfuient …
Sahel.
juillet 9th, 2008 -- Posted in Poésie |
Le ciel, dont le sanglot s’épuisait sur la ville
Le ciel, dont le sanglot s’épuisait sur la ville
Faisait vainement fondre des ruelles trop pleines
Brunissant l’horizon où l’étoile docile,
Ombrait le feu vivant de cette nuit sereine.
Ce soir, le souvenir par pudeur s’est caché
Au creux d’un blanc silence dont nul astre ne guide.
L’enfant est toute seule, et, dans la rue couchée
Et le cours de ses maux font ses larmes limpides.
Mais voici que l’on sent en un trop pâle éclair
Son coeur enflé de peur et son âme souffrir
Que milles rayons ardents consument en froissant l’air
De ses yeux rabattus, tandis qu’elle soupire.
Sous le flot rougissant d’un soleil trop noir,
Elle recompte les jours, les mois, et les années.
En un muet silence elle dessine l’espoir
Que même ses douleurs ne sauraient empêcher.
Ses grands rires d’été qui débordaient parfois,
Ne sont plus que des cris que plus rien ne retient.
Ses rêves, des épaves au creux de son effroi,
Et ses yeux peu à peu ne renferment plus rien.
Dans les grands cieux plombés rongés de ses blessures,
Flottent d’impossibles rêves d’un rouge qui l’a brûle.
Le temps, comme un sanglot plus fort et plus impure
Ravage son destin et, dans son coeur, pullule.
Les gens, qui devant elle se tiennent à l’écart
Attirent dans sa chair d’insondables tristesses.
Le vent pousse le sang au creux de son cauchemar,
Dans le calme affreux d’un destin que l’on tresse.
La terre se fait trop sourde au pied de son enfance
Quand tous ces abandons que nul bras ne serre
Se trouvent démunis et que plus rien ne panse
Nous montrant de bien loin un siècle de misère.
Souvent les yeux cachés, de ces grands bras, elle pleure
Un mal sans pitié à brûlé son royaume.
Là bas , juste là -bas aux cimes de la peur
Qu’importe qui dirige le commerce des mômes.
Sahel