Archive for août, 2008

Qu’importe d’où naquit la belle vie qui passe.

août 3rd, 2008 -- Posted in Poésie | 1 Commentaire »

Qu’importe d’où naquit la belle vie qui passe.

Sur la route déserte du premier vent d’été

Reposent les cercles fous des maîtres de terreurs

Tout pleins d’épines sourdes aux êtres oubliés

Asséchant le bois mort sous un masque trompeur.

Qu’importe d’où naquit la belle vie qui passe

Qui s’élève vers nous en un Å“il navrant

Quand la méfiance toujours nous juge et puis nous classe

Et presse sur nos cœurs un soleil mourant.

Qu’importe si le monde leur offre sa violence

Faisant grêler la nuit aux portes de leurs geôles

Et leurs fidèles plaies en leurs travers immenses

La honte qui les flatte pleurera sur nos épaules.

Leurs âmes suspendues autour d’un long silence

Frémissent à travers l’ombre d’une mémoire brève

Imposant hiérarchie aux seuls cœurs qui pensent

Que pour grandir ici il faut rester l’élève.

Quand le peuple retourne au coin des différences

Comme autant de flambeaux que l’on tient tour à tour

Repeignant la paix bleue de la divine chance

C’est une main tendue aux frères qui nous entourent.

Si pour avoir usé d’une mauvaise méfiance

Où roule sans mesure la fièvre d’un temps froid

Le monde s’appauvrit d’une richesse immense

Et gonfle sa bêtise autour des mauvais choix.

Sahel.

Les ombres brulées du vent ont dessalé mes larmes

août 1st, 2008 -- Posted in Poésie | Pas de Commentaires »


Les ombres brulées du vent ont dessalé mes larmes


Les ombres brulés du vent ont dessalé mes larmes
Que le brouillard a peint au creux de son errance
Et le visage affreux de nos tristes vacarmes
Attentifs eux- aussi à  l’humaine souffrance .

Adieu les voix perdues forgées au gris des pierres
Attendrir les âmes et le rire des enfants
Avec au coin des yeux des bouillantes colères
Qui entrouvraient mes rêves aux portes du couchant.

Adieu muse éternelle;  aux feux de mon silence
J’ai dressé sous le ciel une mauvaise vie
Et la nuit s’est cachée aux bagages souffrances
Qui esclave me rend , dans le néant des cris.

Les vers emplis d’effrois dans le ton gris des cieux.
Qui rend si débordantes les fautes qu’on m’assène
Ont fait surgir les maux de plus d’un cÅ“ur ou deux
Sous le poids immobile de la foule qui traîne.

Les vents font onduler les masques endormis
Pleins de ces longs tourments qui ne consolent plus
Comme au déclin d’un jour aveugle et assourdit
Où brillent les lueurs des cascades perdues.

Mes rêves lents et sourds ont percé l’horizon
Et les jaunes rayons des dimanches d’été
L’écho des temps passés a donné sa raison
Comme on livre violence dans mon cœur épuisé.

Mais le temps donne cours aux douleurs oppressantes
Comme un appel strident où le silence luit
Il n’y a point de vie plus lourde que l’attente
Qui ne craint plus le sort des beaux jours qui s’enfuient …

Sahel.