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Tant que l’encre s’écoule et cela sans vacarme

juillet 3rd, 2008 -- Posted in Poésie | Pas de Commentaires »

Où sont donc les ombres de ses fleurs si chers
Qui remuaient au vent de rages et de sanglots ?
Comme un silence clôt buvant l’or du désert.
Tout est grand quand le soir nous couvre de ses maux.

Et je revois l’enfant de mes jeunes amours
Avant que le silence ait percé l’horizon
En ce monde pesant, je voudrais être sourd
Et comme en mon exil accepter le pardon.

Je suis las d’écrire dans un air de brouillard
Où mon âme fuyante par instinct s’est cachée
Sous les arbres sinistres de mes vers hagards
Qui ramènent l’espoir sans doutes et sans secrets.

Où sont donc les peuples des beaux jours qui s’enfuient
Où mon coeur s’est logé pour l’instant d’une toile ?
Déposer le fardeau de rêves incompris
Comme un oeil aveuglé dans le flot des étoiles

Où est donc cette muse qui me sèche ces larmes
Dans mes heures blessées qui ne durent qu’un moment ?
Tant que l’encre s’écoule et cela sans vacarme
Où cent fois la raison a cru bon de ce temps.

Lorsque pas un désir se perçoit en mon âme
Et que toute la nuit le soleil larmoyant
Fait revivre des foules en ce monde infâme
La Poésie se grave l’espace d’un instant.

Sahel

Alors que par le vent s’enfuient les hirondelles

juillet 3rd, 2008 -- Posted in Poésie | Pas de Commentaires »

Alors que par le vent s’enfuient les hirondelles

Rares sont les gens qui croient en l’espoir d’une trêve
Entre le ciel qui brûle et la mer qui s’étend
Sous les mornes feuillages d’une aube qui se lève
Pour prendre part au rêve de l’été qui surprend.

Me berçant de ce monde où la vie de ses ailes
Se fit jour bien trop tôt en un vol strident
Alors que par le vent s’enfuient les hirondelles
Et que l’ardeur du ciel ne va plus de l’avant

Mes yeux se sont tournés vers un pétale bleu
Qui se joint au vallon d’un silence endormi
Je le sens frissonner pour autant qu’il peut
Comme un corps tremblotant par la force d’autrui.

Mais la porte du jour se referme un matin
réveillant cauchemars au creux de mon silence
Et les vers repleuvent en roses d’un chagrin
Sans cesse autour de moi comme l’oiseau qui s’élance.

Le repos de ma plume soulage mon regard
Et je rêve bien mieux quand les jours se succèdent
Et je peins et je sculpte en pinceaux hagards
Les milles et unes nuit que le monde possède.

Et la pluie s’échappe en perles de venins
Tout en y répandant ses seules larmes noires
Puisque mon coeur s’éprend du silence du tien
Et celui-ci s’attache aux flammes de l’espoir.

Sahel

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