Archive for juillet, 2008

Le ciel, dont le sanglot s’Ă©puisait sur la ville

juillet 9th, 2008 -- Posted in PoĂ©sie | Pas de Commentaires »

Le ciel, dont le sanglot s’Ă©puisait sur la ville

Le ciel, dont le sanglot s’Ă©puisait sur la ville
Faisait vainement fondre des ruelles trop pleines
Brunissant l’horizon oĂą l’Ă©toile docile,
Ombrait le feu vivant de cette nuit sereine.

Ce soir, le souvenir par pudeur s’est cachĂ©
Au creux d’un blanc silence dont nul astre ne guide.
L’enfant est toute seule, et, dans la rue couchĂ©e
Et le cours de ses maux font ses larmes limpides.

Mais voici que l’on sent en un trop pâle Ă©clair
Son coeur enflé de peur et son âme souffrir
Que milles rayons ardents consument en froissant l’air
De ses yeux rabattus, tandis qu’elle soupire.

Sous le flot rougissant d’un soleil trop noir,
Elle recompte les jours, les mois, et les années.
En un muet silence elle dessine l’espoir
Que mĂŞme ses douleurs ne sauraient empĂŞcher.

Ses grands rires d’Ă©tĂ© qui dĂ©bordaient parfois,
Ne sont plus que des cris que plus rien ne retient.
Ses rêves, des épaves au creux de son effroi,
Et ses yeux peu Ă  peu ne renferment plus rien.

Dans les grands cieux plombés rongés de ses blessures,
Flottent d’impossibles rĂŞves d’un rouge qui l’a brĂ»le.
Le temps, comme un sanglot plus fort et plus impure
Ravage son destin et, dans son coeur, pullule.

Les gens, qui devant elle se tiennent Ă  l’Ă©cart
Attirent dans sa chair d’insondables tristesses.
Le vent pousse le sang au creux de son cauchemar,
Dans le calme affreux d’un destin que l’on tresse.

La terre se fait trop sourde au pied de son enfance
Quand tous ces abandons que nul bras ne serre
Se trouvent démunis et que plus rien ne panse
Nous montrant de bien loin un siècle de misère.

Souvent les yeux cachés, de ces grands bras, elle pleure
Un mal sans pitié à brûlé son royaume.
Là bas , juste là-bas  aux cimes de la peur
Qu’importe qui dirige le commerce des mĂ´mes.

Sahel

La nuit noire est abîme et son astre un calvaire

juillet 4th, 2008 -- Posted in PoĂ©sie | 1 Commentaire »

La nuit noire est abîme et son astre un calvaire

Il n’est point de silence que le temps ne pose
Pour rĂ©duire le monde Ă  l’unique destin
Plus vieux, lâche ,sans rêve qu’un Poète compose
Par sa seule passion et son triste butin.

La nuit noire est abîme et son astre un calvaire
Et son spectre un bourreau dans le fond de l’espace
Qui vidange ses maux au pied de nos prières
Dont les hommes s’abreuvent quand les cris s’effacent

Et nous voilà témoin de l’agonie du sort
Qui va mourir au loin du désert infernal
Sans jamais abaisser ses flammes qui dévorent
Semblables à des loups par la force de leurs râles.

Je sens mon coeur plus fort et mon âme vibrante
Alors que cette nuit de son souffle caresse
Mes larmes transperçant les ailes qui serpentent
Le dessin de ta vie avec leur maladresse.

Il n’est point de vieillesse qui ne soit plus libre
Que la nuit qui t’effleure d’un triste passĂ©
Et il n’est point de jour qui ne soit plus terrible
Que mon sang s’Ă©coulant sans jamais t’oublier.

Dans les songes gracieux où tu t’es endormi
Quand l’étoile vaillante a guidé ton chemin
J’ai pu voir quelque-part, ce grand soleil qui luit
Et la douleur masquée aux souffrances sans fin.

Sahel.

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