Mois : avril 2008

  • Quand les maux sont bafoués aux mots de la critique

    C’est dans les poches grises du banc de l’école Que nous laissons les rêves de l’enfant que nous fume S’endormir à jamais comme sèche une colle Au soir d’un hiver à l’encre d’une plume. C’est en ces prestes vers de pages trop muettes Que se grave l’absence au ciel qui larmoie Fardé de pourpre sang…

  • Je n’ouvre pas les yeux puisque le monde est mort.

    Je n’ouvre pas les yeux puisque le monde est mort. Je n’ouvre pas les yeux puisque le monde est mort. Les nuits chaudes et trempées dans l’encre silencieuses Ne dessinent même plus les traces de ces corps Mais taisent à jamais nos chansons malheureuses. Les mots ne brûlent plus qu’aux cendres de l’absence Et percent…

  • Les lèvres closes ….

    Les lèvres closes …. Qui a fait de nos vies, le vécu d’un rien Quand s’annonce le monde de nos milles erreurs Si en changeant les doutes en espoirs incertains Les lumières s’éteignent parfois bien avant l’heure ? Quand le vent s’élançait de son lit de guerre Nous avions pour abris une cabane de bois…

  • Les Damnées.

    Les Damnées. En ce dédale naissant de fraîcheur cristalline, Les âmes seules ont guetté nos instants de présence. Par les cris de nos plaies aux rougeurs assassines, Elles n’ont cru devenir que d’amères réticences. Nébuleuses damnées affranchies de l’ornière, Effleurant les ruelles dans l’odeur du silence. Dénouées des cordages emmêlés de nos frères, Damnées mêlent…

  • Je t’écrirai sans cesse des mots qui font trembler.

    Je t’écrirai sans cesse des mots qui font trembler. Des « je t’aime » tracés à l’encre de passion Sur du sable trop blanc et si loin de nos rêves Sillonent nos secrets et quoi que nous fassions, Demeurent vent de colère au coin de cette grève. J’irai me conjuguer au songes de ta vie. Garder le…

  • C’est dans tes yeux de verre Gabriel …

    C’est dans tes yeux de verre Gabriel … Il est bien loin l’écrin, qui ornait ma maison Au coin d’une vieille toile, qui semble se figer. Il est long le chemin, qui mène aux pardons Quand les Hommes dévoilent, les secrets de papier. On en dessine des doutes, lorsqu’on a vingt ans Les pinceaux-souvenirs, se…

  • Il dessine un été qui ne finira pas.

    Il dessine un été qui ne finira pas. De ses mains gerçurées dans le froid de l’ouvrage En journées infinies au chevet de la honte Enchaîné sans remords aux labeurs sans images, L’esclave de la vie, du regard nous raconte : … Sur la cime du temps que le soleil assert Où meurent les oiseaux…

  • Un lézard se faufile sous le voile de la brume …

    Un lézard se faufile sous le voile de la brume … A l’affût de tes pas, dans le fond de la brume Les lézards se faufilent, verdoyant les couleurs A la vue des trépas, et plafonds d’amertume De leurs dards de réptile, gît le sang de la peur. Le lézard vit d’un fil, que sa…

  • Tu traces des mots rouges, au sol des blessures.

    Tu traces des mots rouges, au sol des blessures. Il pleut des émeraudes quand la rage est fragile, Ce sont tes mains qui le disent en peignant l’avenir. Il gèle sous les bombes, quelques larmes futiles, Et on entend l’écho de nos voix se ternir. Tu traces tes peintures comme une danse de vie, En…

  • Tous nos secrets s’effacent, lorsque tombe la pluie

    Tous nos secrets s’effacent, lorsque tombe la pluie Tel un poignant fardeau, qui te voit disparaître, Encrier de vos maux, scellé sur belles lettres Je parcoure vos lignes, que l’on trempe de pluie Pour observer les cygnes, s’abreuver de nos cris. Tels des présents de faux, que l’on voit apparaître Effaceurs de tombeaux, quand vient…

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